|
Être malade est une réalité décrite
et expliquée par le corps médical, mais cest
avant tout une expérience personnelle qui comporte
des retentissement tant au niveau psychologique que social
ou culturel pour celui qui en souffre, cest aussi le
moment peut être de comprendre ce que notre corps cherche
à nous dire.
Altération de limage corporelle
- On ne se reconnaît plus physiquement, on a changé,
on est fatigué .
- On sinquiète de limage que lon renvoie
dans nos relations affectives ou sociales
- On se sent diminué.
- On doit faire face à un déséquilibre
au quotidien, nos activités habituelles et simples nous
demandent
des efforts et plus de temps.
- On doit faire face à des humiliations et à la
vulnérabilité.
- On dépend du regard des autres et on se demande de
quoi on est encore maître ?
- On a peur de labandon, on craint dêtre délaissé,
moins aimé, de ne pas guérir , davoir des
séquelles.
On se retrouve confronté à lexclusion ou
la marginalisation. Le monde des malades est un monde à
part dans lequel les critères habituels de la société
» comme la beauté, la rentabilité ou lefficacité
deviennent caduques.
Ruptures inhérentes à la
maladie
La maladie provoque une rupture de lespace psychologique,
nos centres dintérêts se retrouvent réduits,
On a tendance à se replier sur nous même..
La maladie provoque une rupture dans la continuité de
limage de soi, et dans notre sentiment dexister.
Certaines problématiques jusquà lors masquées
par lactivité se réveillent à cette
occasion.
On se retrouve face à la rupture dans la continuité
des projections dans le futur.
Toute maladie entraîne la nécessité
dun travail psychique
«L a maladie organique implique une atteinte narcissique,
mais aussi objectale, le malade cessant daimer aussi longtemps
qu'il souffre» FREUD
On se retrouve dans «lobligation» de faire
un travail, une élaboration de la perte, un travail de
deuil, un renoncement à certains aspects de soi.
On cherche un sens à sa maladie et lon élabore
à partir de son histoire, de son hérédité
ou bien des réalités externes comme la pollution,
le chômage, les traumatismes humains et personnels une
théorie personnelle de notre maladie.
On se protège en élaborant un lien de causalité
entre nos théories imaginées et lapparition
de la maladie.
Rechercher un sens à la maladie, nous permet alors de
nous prendre en charge, dêtre acteur et non pas
seulement un objet passif livré à la médecin.
Mais le sens de notre maladie peut être aussi notre corps
qui cherche à nous dire quelque chose :
Les tensions psychologiques, les conflits que nous navons
pas eu le courage de régler, dont parfois nous navons
pas conscience, sexpriment au niveau physique en utilisant
différents mode de communication.
- Le premier mode est celui dun ressenti de tension ,
par exemple des douleurs dorsales, des problèmes digestifs,
des malaises , un mal être psychologique.
- Le deuxième mode est celui du traumatisme qui ne se
produit jamais au hasard dans le corps. Le choc, lentorse,
la coupure vont se produire à un endroit bien précis
.
- Le troisième mode est celui de lapparition de
la maladie . Elle nous parle de ce qui se passe à lintérieur
de nous, et clairement nous invite à comprendre grâce
à un travail sur soi avec laide dun professionnel
ce quelle cherche à nous dire.
BIBLIOGRAPHIE
- Alice Miller « notre corps ne ment jamais » Flammarion
- Françoise Dolto « parler de la mort » Mercure
de France
- Christiane Singer « derniers fragments dun long
voyage » Albin Michel
- Elisabeth Kubler Ross « accueillir la mort » Pocket
- Freud « deuil et mélancolie »
- Marie de Hennezel « Mourir les yeux ouverts »
Robert Laffont
- Mélanie Klein « deuil et dépression »
Payot
- M.Hanus et P.Cornillot « Parlons de la mort et du deuil
» Frison Roche
- Michel odoul « dis-moi où tu as mal, je te dirai
pourquoi » Albin Michel
- Christian Fleche « décodege biologique des maladies
» Brochet
- Anne Ancelin schutzenberger et Evelyne Bissone Jeufroy «
sortir du deuil » Payot |